La pratique d'activité physique par les jeunes ayant une limitation fonctionnelle : le rôle de l'entourage

Jeune tenant un cerceau de gymnastique tape dans la main d'un adulte

L’influence de l’entourage dans la mise en place de saines habitudes de vie chez les jeunes est bien connue de tous. Souvent modèles, les intervenants scolaires et extrascolaires sont responsables de nombreuses initiatives de développement de saines habitudes de vie (SHV). Si l’initiative de telles habitudes est souvent liée au cadre scolaire, la poursuite de celles-ci est presque entièrement liée au cadre familial du jeune. Mais quels sont les impacts de l’entourage sur la pratique de SHV chez le jeune ayant une limitation fonctionnelle ?

Cette question a été soulevée lors de l’implantation du projet Choisir de Gagner, une initiative du Défi Sportif AlterGo, rendue possible grâce à l’appui et au soutien financier de Québec en Forme. Ainsi, les résultats présentés sont issus de différentes études menées par l’équipe de chercheurs de l’Université du Québec à Trois-Rivières, via notamment des entrevues auprès des jeunes avec une limitation fonctionnelle, de leurs parents ainsi que des intervenants et des enseignants en milieu scolaire.

Voici une liste non exhaustive des différentes fonctions que l'entourage joue et des impacts sur la pratique du jeune.

La fonction de soutien

Elle doit viser l’autonomie et le développement du plein potentiel du jeune. On préférera un maximum l’accompagnement plutôt que l’aide, un cadre sécuritaire plutôt que des attitudes de surprotection. Le soutien offert par l’entourage, c’est aussi la possibilité de « pouvoir faire » pour le jeune à travers la création d’opportunités de pratique (logistique, adaptation, accessibilité, etc.) Le soutien, c’est aussi : montrer par l’exemple et partager des activités physiques et sportives et de loisirs avec le jeune.

La fonction de motivation

Elle doit viser la poursuite de la pratique par le jeune. Elle prend la forme d’encouragements, de valorisation (de la participation aux plus petites réussites) pour inciter le jeune à prendre conscience de ses capacités. Elle passe aussi par la présence lors des compétitions ou des entraînements de personnes significatives pour le jeune. Les attitudes positives contribuent au développement du jeune et son plein potentiel dans la pratique.

La fonction de médiation

Elle doit faciliter l’intégration ou l’inclusion du jeune dans les pratiques scolaires ou extrascolaires. La sensibilisation et le partage de connaissances (besoins, attentes, intérêts, etc.) entre les différents acteurs gravitant autour du jeune permettent de développer un climat positif, une meilleure compréhension des comportements et des attitudes de celui-ci par sa communauté. L’entourage doit permettre le développement d’activités adaptées permettant la pratique, le développement du bien-être et du plaisir du jeune en fonction du niveau et du type de limitation fonctionnelle. Chacun est acteur de cette médiation.

Ainsi, on observe toute l’influence de l’entourage dans la poursuite et l’engagement à moyen ou long terme dans la mise en place de SHV et du développement du plein potentiel du jeune et de la vision positive qu’il a de lui-même et de ses capacités.

Par : Estelle Nauroy

Estelle Nauroy est étudiante à la maîtrise en loisir, culture et tourisme (profil avec essai) à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Diplômée d’un master en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (STAPS) en Activités Physiques Adaptées et Santé (APAS) – ingénierie et développement à l’Université de Strasbourg (France).