Les bienfaits psychologiques, sociaux et cognitifs des activités physiques et sportives auprès des jeunes ayant une limitation fonctionnelle

2 jeunes enfants courant en se tenant la main. En arrière plan: cages de soccer

Les bienfaits de l’activité physique et sportive sont bien connus de tous. Surtout ceux reliés au bien-être physique et à la santé. Mais qu’en est-il des bénéfices psychologiques, sociaux et cognitifs ? Les jeunes qui présentent des limitations fonctionnelles de toute sorte sont connus pour être plus isolés et avoir une faible estime de soi. Voici quelques-uns des bénéfices que peuvent procurer les activités physiques et sportives, autant récréatives que compétitives, sur les jeunes qui présentent diverses limitations fonctionnelles. Les résultats présentés sont issus de diverses études menées par l’équipe de chercheurs de l’Université du Québec à Trois-Rivières, via notamment des entretiens avec des jeunes présentant une limitation fonctionnelle, leurs parents ainsi que les intervenants et enseignants qui gravitent autour d’eux. Ces travaux de recherche ont d’ailleurs été rendus possibles grâce à l’appui et au soutien financier de Québec en Forme dans le cadre du projet Choisir de Gagner, une initiative du Défi Sportif AlterGo.

Sur le plan psychologique, le fait de pratiquer des activités physiques et sportives permet notamment :

  • D’augmenter l’estime de soi
  • De s’épanouir et de trouver un sens à la vie
  • D’améliorer sa gestion de la colère, de l’agressivité et son impulsivité
  • De se dépasser et d’être fier de soi-même

Il a également été démontré dans certains milieux scolaires que plus les jeunes qui présentent une limitation fonctionnelle pratiquent des activités physiques et sportives, plus ils développent un intérêt pour celles-ci. C’est en vivant des réussites que leur motivation se transforme, leur donnant ainsi envie d’en faire plus. Les jeunes sont donc plus motivés à prendre part à une activité physique et ils le font parce qu’ils en ont envie!

Sur le plan social, les activités physiques et sportives permettent aux jeunes qui les pratiquent de développer diverses aptitudes telles que :

  • d'acquérir des aptitudes sociales
  • De développer ses aptitudes communicationnelles
  • De briser l’isolement et d’élargir son réseau social
  • De faire de nouvelles rencontres
  • De développer une meilleure relation avec ses proches et les intervenants/enseignants

     De plus, le fait de prendre part à une activité physique et sportive tend à diminuer les barrières entre les élèves des classes régulières et ceux qui présentent une limitation fonctionnelle en agissant sur la diminution des stéréotypes. Les jeunes qui ne présentent pas de handicap voient ainsi que leurs camarades peuvent également accomplir des « exploits sportifs ». Aussi, ils se voient réunis par un même centre d’intérêt : le sport. 

Sur le plan cognitif, les jeunes ayant une limitation fonctionnelle qui pratiquent une activité physique peuvent également en tirer des bénéfices. On parle entre-autre de:

  • Une meilleure concentration dans sa vie de tous les jours, et particulièrement à l’école.
  • Développement des aptitudes à élaborer des stratégies de jeux.
  • Développement de leur sens des responsabilités ainsi que de leur autonomie,

D’ailleurs, le développement de l’indépendance et de l’autonomie des jeunes sportifs semble plus marqué lorsqu’ils participent à des activités physiques et sportives de compétition. Ainsi, les intervenants et les enseignants en éducation physiques et sportives qui gravitent autour de ces jeunes mettent beaucoup d’emphase sur cette responsabilisation du jeune quant à sa pratique sportive. Cette responsabilisation des jeunes les motivent à poursuivre dans cette voie et tend à développer encore plus leur autonomie, à l’école comme à la maison.  

En résumé, les jeunes ayant une limitation fonctionnelle, qui pratiquent des activités physiques et sportives, bénéficient d’une gamme complète de retombées positives. En effet, que ce soit sur le plan psychologique, social ou cognitif les jeunes sportifs en ressortent gagnants! Ces retombées positives augmentent d’ailleurs la motivation des jeunes à continuer et à développer leur pratique sportive. Après l’adage «l’appétit vient en mangeant», nous pourrions maintenant dire «l’intérêt vient en bougeant» ! 

Par : Isabelle Brunet

Isabelle Brunet est assistante de recherche et étudiante à la maîtrise (profil avec mémoire) du département d’études en loisir, culture et tourisme de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).